Guerre dans l’Est de la RDC : les Wazalendo annoncent une offensive contre une position de Red Tabara à Kashongo au Sud-Kivu

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Des affrontements sont signalés depuis la matinée de ce jeudi 24 septembre 2026 à Kashongo, dans le secteur d’Itombwe, territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.

Selon des informations communiquées par des responsables des groupes armés locaux dits Wazalendo, des éléments du MRPDP/Wazalendo, sous le commandement du général Meshake Radi, accompagnés notamment de combattants de Nguvu za Milima, ont lancé une offensive contre une position présentée comme un état-major du Red Tabara à Kashongo.

Contacté sur place, Machozi ya Kuku, présenté comme administrateur-logisticien du général Meshake Radi, affirme que l’opération s’inscrit dans une volonté d’empêcher les forces adverses de conquérir davantage de positions dans cette partie des Hauts Plateaux.
Il évoque également les démarches entreprises par Sadiki Bahati Christian, coordonnateur de l’Unité spéciale des Wazalendo, ainsi que par Dieudonné Buduge, en vue de contenir l’avancée des forces adverses.

À 11 h 48, ce jeudi 24 septembre 2026, les affrontements étaient toujours en cours à Kashongo, selon la même source.

La situation reste toutefois difficile à vérifier de manière indépendante. Aucun bilan fiable des victimes ou des éventuels changements de contrôle territorial n’était disponible au moment de la rédaction.

Cette offensive intervient dans un secteur où les combats entre différents groupes armés et les forces soutenues par les FARDC ont déjà été signalés ces dernières semaines.

Début septembre, les FARDC avaient annoncé avoir repris Masango, Ruhua et Rubarati, dans les Hauts Plateaux de Mwenga, après des affrontements avec l’AFC/M23 et ses alliés. L’armée avait alors indiqué que certains combattants s’étaient repliés vers Kashongo et Magunda, considérées comme des positions stratégiques dans la région de Minembwe.

La situation demeure donc volatile dans cette partie du Sud-Kivu, où les mouvements de combattants et les affrontements continuent d’alimenter les inquiétudes pour les populations civiles.

Assumani Mukendi Abdoul

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