Attaque de la marche de la C64: Sessanga dénonce un  » guet-apens  » et accuse la Police et la Force du Progrès de l’UDPS

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La marche de la coalition de l’article 64 a été émaillée de violences ce mardi 15 septembre, notamment au niveau de la 12ᵉ rue, dans la commune de Limete, à Kinshasa.

Dans une déclaration faite après les incidents, le président du parti Envol, Delly Sesanga, a dénoncé ce qu’il qualifie de  » guet-apens  » tendu aux manifestants.

Selon l’opposant, des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) auraient agi, selon ses accusations, en complicité avec des membres des Forces du progrès contre les participants à cette manifestation.

Delly Sesanga affirme que les manifestants entendaient défendre pacifiquement la Constitution et que la marche avait, selon lui, obtenu l’autorisation de l’Hôtel de ville de Kinshasa, ainsi que des garanties de protection de la part de la police provinciale.

Revenant sur son parcours politique, le président d’Envol a rappelé avoir porté, en 2007, la loi relative au statut de l’opposition. Il a dénoncé ce qu’il considère comme des « pratiques d’un autre âge », estimant que « les armes de la République ne peuvent jamais être tournées contre des citoyens pacifiques ».

Delly Sesanga a également réclamé l’ouverture d’une enquête afin que toute la lumière soit faite sur les violences enregistrées au cours de la journée et que les responsabilités soient clairement établies.

PLUSIEURS INCIDENTS SIGNALÉS À TRAVERS LE PAYS pays

Les tensions ne se sont pas limitées à Kinshasa. Des incidents ont également été signalés dans plusieurs villes et provinces de la République démocratique du Congo lors de cette mobilisation de la coalition de l’article 64.

Des blessés, des arrestations ainsi que des cas de personnes portées disparues sont rapportés.

À ce stade, toutefois, aucun bilan officiel et consolidé n’a encore été communiqué par les organisateurs de la mobilisation concernant la situation dans la capitale et dans les autres provinces.

Les autorités, de leur côté, sont également attendues pour apporter leur version des faits et préciser les circonstances dans lesquelles ces violences se sont produites.

Martin Lunyengu

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