La situation humanitaire demeure préoccupante dans le territoire de Lubutu après les récentes violences qui ont provoqué le déplacement massif de populations. Selon les données recueillies sur place, 32 090 personnes ont été contraintes de quitter leurs habitations pour trouver refuge dans des zones jugées plus sûres.
Parmi ces déplacés figurent 1 884 femmes enceintes et 3 660 enfants âgés de moins de cinq ans. Une situation qui inquiète les acteurs locaux au regard des besoins croissants en assistance humanitaire et sanitaire.
Les ménages affectés se sont principalement dirigés vers les villages situés sur les axes Maiko et Kisangani ainsi que vers certains quartiers de Lubutu considérés comme sécurisés, notamment Ndeka.
« Nous plaidons auprès des autorités compétentes et des organisations humanitaires pour nous venir en aide en vivres et en biens non alimentaires », ont lancé plusieurs représentants des populations déplacées.
Les victimes insistent également sur l’urgence d’une intervention dans le secteur de la santé. « Nous avons besoin d’un accompagnement en matière de surveillance épidémiologique ainsi que de produits de première nécessité pour faire face aux risques sanitaires dans les sites d’accueil », ont-elles ajouté.
La crise a également été portée à l’attention des autorités provinciales lors de la séance plénière tenue ce lundi. Prenant la parole devant les députés provinciaux, l’honorable Néhémie Nkae a appelé le gouvernement provincial à agir rapidement pour restaurer la sécurité dans cette partie de la province.
« J’appelle les autorités provinciales compétentes à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de rétablir la paix et la sécurité dans le territoire de Lubutu », a déclaré l’élu.
Alors qu’une accalmie est observée depuis ce lundi dans plusieurs localités affectées, les besoins humanitaires demeurent importants et les populations déplacées attendent une réponse rapide des autorités et de leurs partenaires.
Emmanuel NDJADI Pascal

