La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le centre de Lubutu, territoire situé dans la province du Maniema, où des détonations d’armes ont été signalées depuis l’après-midi du samedi 6 juin 2026 jusqu’à la journée de ce dimanche 7 juin.
Selon les informations recueillies sur place, les premiers crépitements de balles ont été entendus samedi entre 14h47 et 20h12. Les tirs ont repris ce dimanche à partir de 7h45 et se poursuivaient encore au moment de la rédaction de cet article.
D’après plusieurs sources locales, les éléments Wazalendo seraient sortis de la forêt avant de faire incursion au bloc Lazaret, dans le quartier Nyafanza. Les circonstances exactes de cette présence armée ainsi que les motivations de cette incursion restent à ce stade inconnues.
Face à cette situation, un mouvement de déplacement de populations est observé vers les villages et quartiers considérés comme plus sûrs. Plusieurs habitants ont quitté leurs domiciles par crainte pour leur sécurité.
« Les populations ont droit à la vie, à la protection et à la tranquillité. Il est impératif que les autorités puissent agir pour sauver des vies humaines et préserver l’avenir de notre territoire », a déclaré un acteur de la société civile locale.
Le bilan humain et matériel demeure pour l’instant inconnu. L’absence de circulation et les difficultés d’accès à certaines zones empêchent toute évaluation précise de la situation.
Pendant ce temps, les familles déplacées vivent dans des conditions particulièrement difficiles. Beaucoup ont abandonné leurs maisons, leurs champs ainsi que leurs activités génératrices de revenus afin de se mettre à l’abri.
Cette insécurité intervient à un moment crucial pour le secteur éducatif. Dès la semaine prochaine, les élèves de la 8e année de l’Enseignement de Base sont attendus aux épreuves du TENASOSP, tandis que ceux du primaire doivent présenter les examens de fin d’année scolaire 2025-2026.
La Société civile Forces vives de Lubutu s’inquiète des conséquences que pourrait avoir la poursuite des violences sur les populations civiles et sur le déroulement normal des activités scolaires.
« Nous craignons que la persistance des violences ne provoque une aggravation de la crise humanitaire à Lubutu. Nous attendons des réponses concrètes : le retour de la paix, la protection des civils, l’assistance aux déplacés et l’implication effective des autorités à tous les niveaux », a souligné la Société civile Forces vives de Lubutu.
Alors que l’inquiétude gagne la population, les habitants lancent un appel urgent aux autorités compétentes afin que des mesures appropriées soient prises pour restaurer la sécurité et permettre le retour à une vie normale dans cette partie du territoire.
Emmanuel NDJADI Pascal

