La recrudescence de l’insécurité dans la ville de Kindu continue de susciter des réactions au sein de la société civile. L’Union des Jeunes du Maniema a exprimé, ce vendredi 22 mai 2026, sa vive inquiétude après les attaques armées survenues dans les communes de Kasuku et Mikelenge, ayant fait deux morts et plusieurs blessés.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi à Kindu, cette structure citoyenne dénonce ce qu’elle qualifie d’abandon de la population par les élus du Maniema.
« Aujourd’hui, nous ne savons même plus où partir dire nos problèmes en tant que bas peuple. Après leur théâtre au niveau de l’hémicycle, nos élus se sont envolés à Kinshasa pour leurs intérêts personnels, abandonnant ainsi la population », a déclaré le coordonnateur national de cette structure des jeunes du Maniema.
Les faits les plus récents remontent à la soirée du jeudi 21 mai. Aux environs de 19 heures, des hommes armés ont attaqué une alimentation située au marché d’Omata, dans la commune de Kasuku. Selon des sources locales, les assaillants auraient forcé l’entrée par l’arrière avant d’ouvrir le feu.
Le bilan provisoire fait état d’une jeune fille tuée sur place et de quatre personnes grièvement blessées. Ces dernières ont été évacuées à l’Hôpital Général de Référence de Kindu pour des soins d’urgence.
Quelques heures plus tard, vers 22 heures, une autre incursion armée a été signalée au quartier Tokolote, bloc Kombekombe, dans la commune de Mikelenge. Un jeune homme d’environ 30 ans y a été abattu par balles par des individus armés non encore identifiés.
Face à cette situation, l’Union des Jeunes du Maniema appelle les autorités provinciales et les services de sécurité à renforcer les mesures de protection de la population.
« En moins de deux semaines, plusieurs cas d’insécurité ont été répertoriés dans la ville de Kindu. La population vit désormais dans la peur permanente », alerte cette organisation.
La structure demande également l’ouverture d’enquêtes sérieuses afin de retrouver les auteurs de ces actes criminels et de les traduire devant la justice.
Pour sa part, le ministre provincial de l’Intérieur s’est rendu sur les lieux des attaques ainsi qu’à l’hôpital afin de s’enquérir de la situation des blessés. Une communication officielle des autorités provinciales est attendue ce vendredi 22 mai, pendant que les enquêtes se poursuivent.
Signalons que, Jusqu’à présent, aucune arrestation n’a été annoncée par les services de sécurité.
Emmanuel NDJADI Pascal

