La chanteuse congolaise Deborah Mulanga Tshimpaka, plus connue sous le nom de scène « Rebo Tshulo », a été entendue ce lundi 27 avril 2026 à l’auditorat militaire supérieur de Kinshasa-Gombe. Une convocation qui suscite déjà de nombreuses réactions dans l’opinion publique comme dans le milieu artistique.
Selon les informations disponibles, l’artiste est accusée d’avoir incité des militaires « à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline ».
Une infraction considérée comme particulièrement grave dans le cadre du droit militaire congolais. En effet, l’article 88 du Code pénal militaire prévoit pour ce type de faits une peine pouvant aller de 5 à 20 ans de servitude pénale.
Pour l’heure, les circonstances précises ayant conduit à cette audition restent floues. Aucun détail officiel n’a été communiqué sur les faits reprochés ni sur les éléments de preuve éventuels.
Figure montante de la scène musicale congolaise, Rebo Tshulo jouit d’une popularité importante, notamment auprès des jeunes. Cette affaire pourrait donc avoir un impact significatif non seulement sur sa carrière, mais aussi sur son image publique.
Pour rappel, après la torture d’un homme qui aurait volé de l’argent appartenant à l’artiste Rebo, le Ministre de la Justice a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), aux fins de l’ouverture d’une enquête judiciaire en vue d’établir les faits, d’identifier les responsables et d’engager des poursuites devant les juridictions compétentes.
Martin Lunyengu

