Journée mondiale du pied bot : plus de 1 300 enfants pris en charge en RDC en 2025

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À l’occasion de la Journée mondiale du pied bot célébrée ce 3 juin 2026, les acteurs de la santé en République démocratique du Congo rappellent l’importance du dépistage précoce et de la prise en charge des enfants nés avec cette malformation congénitale. Cette année, la célébration est placée sous le thème : « Courir librement, un droit pour chaque enfant né avec un pied bot ».

Selon les données des programmes Hope Walks, en partenariat avec Heal Africa et le Programme national de réadaptation à base communautaire (PNRBC), mille trois cent trois enfants ont bénéficié d’un traitement en 2025 sur les cinq mille trois cent soixante cas attendus dans les provinces couvertes par le programme.

Le pied bot est une malformation congénitale qui empêche l’enfant de marcher normalement sur la plante du pied. Dans plusieurs cas, le pied est tourné vers l’intérieur, obligeant l’enfant à se déplacer sur le côté ou le dessus du pied, ce qui entraîne douleurs, difficultés de mobilité et parfois une stigmatisation sociale.

« Le pied bot est une malformation congénitale qui fait qu’un enfant ne marche pas normalement sur la plante du pied. Souvent, le pied est tourné vers l’intérieur et l’enfant marche sur le côté ou le dessus du pied », explique Vincent Sikulimwenge, psychologue clinicien.

Pour corriger cette anomalie, les équipes médicales utilisent principalement la méthode Ponseti, reconnue à travers le monde. Celle-ci repose sur une série de plâtres correctifs suivie du port d’attelles ou de chaussures spéciales afin de maintenir la correction obtenue.

Les structures de prise en charge sont aujourd’hui opérationnelles dans plusieurs provinces du pays, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Maniema, en Ituri, à Kinshasa et au Kasaï Central.

Parmi les bénéficiaires, de nombreux parents témoignent du changement observé chez leurs enfants après le traitement. « Mon fils ne pouvait pas marcher normalement. Nous pensions qu’il resterait handicapé toute sa vie. Après plusieurs mois de suivi médical, il court aujourd’hui comme les autres enfants », raconte une mère rencontrée dans un centre de prise en charge.

Un autre parent salue l’accompagnement reçu : « Nous ne connaissions pas cette maladie. Grâce aux sensibilisations et au traitement, notre enfant a retrouvé l’espoir d’une vie normale. »

À travers cette journée mondiale, les professionnels de santé appellent les familles à consulter rapidement dès la naissance d’un enfant présentant des signes de pied bot, afin de lui offrir les meilleures chances de guérison et d’intégration sociale.

Emmanuel NDJADI Pascal

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