Dabat sur la Constitution : Denis Mukwege contre tout changement et un 3e mandat pour Félix-Antoine Tshisekedi

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Le débat sur le changement ou la modification de la constitution continue de faire pleuvoir des réactions dans la classe politique Congolaise.

Si la majorité soutient radicalement le changement de loi fondamentale par contre, du côté de l’opposition, on s’oppose catégorique sur ce fameux sujet.

Le Prix Nobel de la Paix 2018, le Docteur Denis Mukwege, a lancé un appel solennel contre toute révision constitutionnelle visant à permettre au Président Félix-Antoine Tshisekedi de briguer un troisième mandat.

Alors que son second et dernier mandat s’achève le 20 janvier 2029, le médecin de Panzi met en garde contre une grave menace pesant sur la démocratie congolaise.

Dans une déclaration percutante, le Docteur Mukwege affirme que « les principes de base de la démocratie sont à nouveau en danger en RDC ».

Au cœur d’une crise multiforme et d’une guerre d’agression dans l’Est, il dénonce la volonté de l’Union Sacrée de s’accrocher au pouvoir via un système fondé sur le culte de la personnalité, au mépris de l’alternance démocratique.

Bilan désastreux et hypocrisie.

« Notre pays a un très sérieux problème, non pas de textes légaux, mais de femmes et d’hommes capables de le gouverner efficacement », écrit-il.

Il rappelle l’hypocrisie de ceux qui, il y a moins de dix ans, combattaient une révision constitutionnelle et qui aujourd’hui la réclament.

Les articles 219 et 220 de la Constitution interdisent clairement toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels, surtout en période de guerre.

Le Docteur Mukwege rejette également tout report des élections de 2028 pour raisons sécuritaires, qui priveraient plus de 12 millions d’électeurs du Kivu de leur droit de vote, tout en rendant impossible un référendum.

Priorité à la paix.

Il appelle à un sursaut citoyen pour défendre la Constitution et se concentrer sur les urgences : mettre fin à la guerre dans l’Est et restaurer l’autorité de l’État.

« Touche pas à ma Constitution ! », lance-t-il en conclusion.
Cette prise de position du Prix Nobel risque de galvaniser la société civile et l’opposition dans un contexte de fortes tensions politiques.

D. Kazadi

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