Dans un contexte de montée alarmante des actes criminels ciblant les revendeurs de crédits et les opérateurs de change, le Maire de Goma, le commissaire supérieur principal Kamand Kapend Faustin, a émis un rappel urgent concernant les restrictions en vigueur sur leurs activités commerciales.
Dans un communiqué diffusé mercredi, il a souligné la nécessité de respecter des horaires de travail stricts, face à l’insécurité grandissante qui frappe la ville. Selon les nouvelles directives, les cambistes, opérateurs de transfert monétaire et vendeurs de cartes prépayées se voient interdits d’exercer sur la voie publique après 17 heures. Cette mesure, instaurée depuis le 10 janvier 2024, vise à réduire les risques d’agressions et de vols armés, incidents devenus de plus en plus fréquents dans la région.
« Pour des raisons sécuritaires, le Maire de Goma, le Commissaire Supérieur Principal KAPEND KAMAND Faustin, rappelle aux cambistes, aux opérateurs du secteur de transfert monétaire et vendeurs des cartes prépayées que, conformément à son communiqué du 10 janvier 2024, ils ne sont pas autorisés à effectuer leurs opérations sur la voie publique au-delà de 17 heures », est-il stipulé dans le document officiel.
Outre ces restrictions, le maire a également annoncé que la circulation des motos serait prohibée après 18 heures, une décision destinée à contrer les cambriolages nocturnes et les vols à main armée, souvent orchestrés à l’aide de ces engins. « Quiconque enfreindra ces mesures s’exposera à des sanctions sévères conformément à la loi », a-t-il averti, appelant les forces de l’ordre à veiller à l’application rigoureuse de ces directives pour assurer la sécurité publique.
Cette communication intervient dans un climat de terreur palpable, alors que Goma fait face à une recrudescence inquiétante de la criminalité. Le dernier fait divers tragique en date est l’assassinat d’un jeune opérateur de téléphonie mobile, abattu dans le quartier de Ndosho, un crime qui s’ajoute à une série d’attaques similaires visant des acteurs économiques au cours des dernières semaines.
Les autorités locales, par le biais de ces mesures renforcées, espèrent enrailler cette spirale de violence et restaurer un climat de sécurité dans une ville où la vie nocturne devient de plus en plus périlleuse pour les travailleurs du secteur informel. Ce rappel du maire se veut une protection pour les opérateurs économiques, dont les activités les rendent particulièrement vulnérables face à la criminalité ambiante.
Emmanuel NDJADI pascal

