Le 9 septembre 2024, un nouvel épisode de violence a profondément marqué le groupement de Bashali Kaembe, au cœur du Nord-Kivu. Des affrontements sanglants ont opposé les rebelles du M23-RDF aux résistants Wazalendo, engendrant un exode massif des populations locales.
Cette escalade des hostilités concentrée principalement à Muheto, mais également à Kanyatsi, Kanzenze et Nyamitaba, soulève de vives inquiétudes quant à la sécurité de cette contrée de la rdcongo.
D’après les témoignages recueillis sur terrain, la situation s’est envenimée après que les Wazalendo aient réussi à reprendre Kalonge une semaine auparavant. Forts de cette victoire, ces derniers ont délogé les forces du M23-RDF de Muheto, malgré une offensive initialement prometteuse des rebelles. Habituellement, les Wazalendo ont su opposer une résistance farouche, contraignant les assaillants à se replier vers des collines environnantes.
Les combats, d’une intensité redoutable, ont mobilisé tant d’armes lourdes que légères, plongeant la population dans la peur et la poussant à fuir vers des zones considérées comme plus sûres, telles que Kahanga et Buzihe. Ce climat d’insécurité croissant ne fait qu’accentuer la précarité des conditions de vie des civils.
Ces événements interviennent dans un contexte déjà tendu, où l’accord de cessez-le-feu signé il y a un mois entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda peine à trouver un écho favorable sur le terrain.
Les violations répétées par le M23-RDF, qui bénéficie d’un soutien logistique et militaire rwandais, exacerbent les tensions dans la province. Cette situation illustre combien les efforts diplomatiques s’apparentent à un naufrage, n’accouchant finalement que d’une souris.
L’Est du Congo, déjà en proie à une crise humanitaire sans précédent, voit les souffrances de sa population s’intensifier. L’aide humanitaire, bien que présente, ne parvient pas à couvrir ne serait-ce que la moitié des besoins fondamentaux.
Les habitants, désormais exposés à des conditions de vie inhumaines, font face à une réalité où la souffrance devient la norme.
Emmanuel NDJADI pascal

