La dernière sortie de l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila continue d’alimenter des débats dans les 4 coins du pays.
Dans une interview accordée au média belge, la « Libre Belge », l’autorité morale de la plateforme politique, le Front Commun pour le Congo (FCC) et ancien chef de l’État, Joseph Kabila a mis l’accent sur le concept « soudanisation », un mot qui divise la classe politique dans son ensemble.
Mais c’est quoi le concept « soudanisation »?
Le professeur et pasteur de l’église cité RAMA, silas Makangu explique le fameux mot aux congolaises et congolais.
« La soudanisation est un terme utilisé en politique pour désigner un processus de désintégration institutionnelle et de défaillance gouvernementale ,terme qui sert à désigner, à l’instar du Soudan, un Etat fragmenté, ingouvernable, incapable de résister à l’amputation d’une partie de son territoire.
Le Soudan est aujourd’hui divisé en zones contrôlées par l’armée régulière le SAF, les milices ou les FSR.
Le conflit s’est vite regionalisé et connaît l’implication des acteurs étrangers:
l’Arabie Saoudite et les Émirats soutiennent les fractions armées, les USA et l’UE se limitent à un engagement diplomatique alors que l’Égypte apporte un faible soutien à l’armée soudanaise.
Le Soudan risque un effondrement total, ce qui aurait des conséquences pour les pays de la région.
Il y a à peine quelques mois ,on parlait de la somalisation du Soudan.
On parle aujourd’hui de la somalisation,la Balkanisation, la Libanisation et même l’Haitisation pour désigner le modèle des États fragiles qui peine à résoudre leurs crises ayant chacun quelques caractéristiques qui le distingue des autres États malades.
Si la crise en RDC persiste, on pourrait entendre parler demain de la congolisation d’un État comme étant le processus de déstabilisation sécuritaire d’un état faible, pourtant riche en ressources, sans volonté de puissance et qui héberge un nombre élevé de groupes armés ou encore un Etat qui subit l’hégémonie d’un voisin plus petit que lui. » Conclut Silas Makangu.
Depuis quelques semaines, on assiste à des escalades de parole entre l’opposition et la majorité.
Le gouvernement accuse certains leaders de l’opposition d’être de mèche avec les rebelles du M23-AFC soutenus par le Rwanda et du côté de l’opposition, on s’oppose à l’intention du pouvoir en place de réviser ou de changer la constitution pour permettre à l’actuel chef de l’État de briguer un 3e mandat.
Qui vivra verra
D. Kazadi

