La coordination provinciale de la Société civile forces vives du Maniema annonce l’organisation d’une marche pacifique prévue ce jeudi 19 mars 2026 dans la ville de Kindu. Cette mobilisation vise à protester contre la décision du procureur général près la Cour constitutionnelle ordonnant le gel des comptes bancaires de plusieurs centres hospitaliers, établissements scolaires et de l’Université Mapon.
Dans un communiqué rendu public ce 16 mars 2026, la structure citoyenne invite toutes les couches de la population à participer massivement à cette action qu’elle qualifie de défense des intérêts sociaux de la province.
« Toutes les couches de la population de Kindu sont appelées à se mobiliser pour dire non à cette mesure décriée », indique le document signé par le président provincial de la SOCIMA, Maître Stéphane Kamundala.
Selon cette organisation, la décision de gel des comptes concerne notamment les centres hospitaliers de Lumbulumbu, Basoko et Alunguli ainsi qu’un complexe scolaire comprenant les sections maternelle, primaire et secondaire. La société civile craint des répercussions sur l’accès aux soins et sur le bon déroulement des activités scolaires et académiques.
Dans le même communiqué, les organisateurs estiment que cette situation pourrait entraîner des conséquences graves pour la population. « Nous demandons au président de la République, son Excellence Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, de sauver de justesse cette situation qui risque d’être la cause du chômage de nos enfants et des morts de nos frères et sœurs », peut-on lire.
La marche, autorisée par l’article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo relatif à la liberté de manifestation pacifique, débutera à 9 heures. L’itinéraire prévu partira du bureau de l’Assemblée provinciale du Maniema, dans la commune de Mikelenge, pour chuter à la Tribune centrale, avant de se diriger vers le Palais de justice-Gouvernorat, où un mémorandum sera lu et déposé auprès de l’autorité provinciale.
Pour la société civile, les infrastructures concernées constituent « un patrimoine riche et commun non seulement des habitants du Maniema, mais aussi de toute la République démocratique du Congo ». Elle appelle ainsi la population à « se mobiliser pour les sauver ».
Emmanuel NDJADI Pascal

