La société civile, forces vives du territoire de Lubutu, a une nouvelle fois dénoncé des actes de criminalité qui cible les populations civiles. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 13 mars 2026 , elle indique que dans la nuit du 12 mars 2026, aux environs de 1h40, un jeune homme répondant au nom d’Ayagirwe Bashikwabo Jean, âgé de 26 ans, marié et père de deux enfants, a été blessé par balle à la fesse droite. La victime poursuit actuellement des soins médicaux à l’Hôpital général de référence de Lubutu.
Selon cette structure citoyenne, les habitants vivent dans une situation d’insécurité persistante aussi bien en forêt qu’au village. Elle évoque notamment des tracasseries de toutes formes infligées par des groupes armés lors des activités champêtres. Au niveau des agglomérations, la société civile accuse également certains éléments des forces régulières de se livrer à des arrestations arbitraires, à des saisies illégales d’argent et de biens, ainsi qu’à des incursions nocturnes dans les habitations de paisibles citoyens.
Plus grave encore, la société civile affirme que des tirs à bout portant contre des civils seraient enregistrés pour des motifs jugés injustifiés. Face à cette situation préoccupante, les forces vives de Lubutu appellent les autorités compétentes locales, provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes et efficaces afin de mettre fin à ce fléau sécuritaire qui affecte durement les populations.
Dans la même déclaration faite dans un entretien téléphonique avec le reporter de kinpressactu.cd , Jean-Pierre Mutoro Mumbere responsable de cette structure souligne que ce type d’incidents tend malheureusement à devenir une monnaie courante dans plusieurs villages et localités de cette partie de la province du Maniema. Elle regrette que, malgré les alertes répétées, les populations continuent de vivre dans la peur permanente, craignant aussi bien les attaques nocturnes que les abus lors de leurs déplacements quotidiens.
La société civile indique également que cette insécurité récurrente perturbe gravement les activités socio-économiques. Plusieurs habitants hésitent désormais à se rendre aux champs ou aux marchés, redoutant des violences ou des tracasseries. Cette situation contribue, selon elle, à accentuer la précarité des ménages et à freiner le développement local.
Notons que, les forces vives de Lubutu lancent un appel aux autorités afin que des enquêtes sérieuses soient ouvertes sur ces différents cas et que les auteurs soient traduits en justice. Elles recommandent en outre le renforcement des dispositifs de protection des civils, ainsi qu’un encadrement strict des éléments de sécurité déployés dans la zone, pour restaurer la confiance entre la population et les services chargés de leur protection.
Emmanuel NDJADI Pascal

