Après les sanctions américaines infligées au Rwanda suite à sa sale besogne en République Démocratique du Congo, l’Union Européenne est confrontée à un dilemme inexplicable.
Cette institution majeure de l’Europe est désormais entre agissement et observation.
Une attitude que certains congolais digèrent mal ces derniers temps.
L’Union Européenne fait face à une pression croissante pour s’aligner sur les États-Unis d’Amérique en adoptant des sanctions contre l’armée rwandaise, y compris contre certains de ses plus hauts responsables militaires.
Dans le même temps, plusieurs voix appellent Bruxelles à suspendre un financement de plusieurs millions d’euros destiné à soutenir une mission militaire du Rwanda au Mozambique.
De leur côté, les États-Unis d’Amérique ont déjà franchi le pas.
Le Département du Trésor des États-Unis a annoncé des sanctions dans le cadre de la Global Magnitsky Act, après la prise de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Selon Washington, cette opération a été menée conjointement par l’armée rwandaise et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) le 10 décembre, quelques jours seulement après la signature à Washington d’un accord de paix négocié par les États-Unis d’Amérique entre les présidents rwandais et congolais.
Dans ce cadre, l’armée rwandaise est accusée par Washington de « soutenir, entraîner et combattre activement aux côtés du M23 ».
Les sanctions visent notamment deux hauts responsables militaires : le major général Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée rwandaise, et le général Mubarakh Muganga, chef d’état-major de la défense.
D. Kazadi

