USA-RDC: Malgré le refus de certains pays africains, Kinshasa accepte l’accord sanitaire avec Washington

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Boudé par plusieurs pays africains, l’accord sanitaire des États Unis d’Amérique a finalement été accepté en République Démocratique du Congo.

Selon le média américain The Washington Times, les États-Unis et la République Démocratique du Congo ont signé jeudi 26 février un partenariat sanitaire d’un montant global de 1,2 milliard de dollars, d’après un communiqué conjoint publié par les deux gouvernements.

Dans le cadre de cet accord, le département d’État américain prévoit d’allouer jusqu’à 900 millions de dollars sur une période de cinq ans pour appuyer la RDC dans la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme, la mortalité maternelle et infantile, ainsi que d’autres maladies infectieuses.

De son côté, le gouvernement congolais s’engage à accroître ses dépenses nationales de santé à hauteur de 300 millions de dollars sur la même période.

Cet accord s’inscrit dans une série de partenariats conclus récemment par Washington avec plus d’une douzaine de pays africains, dont plusieurs ont pourtant été affectés par des réductions de l’aide américaine.

L’annonce intervient toutefois dans un contexte sensible. Le même jour, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies ont exprimé des préoccupations concernant certaines clauses de ces accords.

Celles-ci exigeraient des pays bénéficiaires qu’ils partagent avec les États-Unis des données sanitaires, notamment sur des virus susceptibles de provoquer des épidémies sur leur territoire, en contrepartie du financement.

Toujours selon The Washington Times, des négociations similaires avec le Zimbabwe ont échoué mercredi. Harare aurait refusé de se conformer à une exigence américaine portant sur le partage de données sanitaires jugées sensibles, entraînant l’abandon des discussions sur un accord de financement.

D. Kazadi

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