USA-RDC: Donald Trump est-il l’homme idéal aux besoins des congolais ?

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Devenu le principal acteur majeur dans les différents conflits qui caractérisent le Monde, le président américain, Donald Trump continue de faire parler de lui à travers toute la planète.

Depuis la présence remarquée du président Félix-Antoine Tshisekedi au National Prayer Breakfast et le clin d’œil public du président américain à son homologue congolais, une partie de l’opinion semble déjà avoir trouvé son “héros” : Donald Trump.

Pourtant, quel est réellement le bilan de cette relation pour les Congolais ?

C’est ce même Donald Trump à qui l’on attribue la suppression de facilités de visas pour de nombreux pays, y compris africains.

C’est sous son impulsion que l’USAID qui finançait plusieurs programmes essentiels en Afrique, notamment en RDC dans la lutte contre le VIH/Sida et la malnutrition a vu ses interventions réduites.

C’est encore cette administration qui a suspendu ou réorienté certains financements vers des agences internationales comme l’UNICEF, pourtant cruciales pour des systèmes éducatifs déjà fragilisés depuis des décennies.

C’est aussi durant cette période que le programme de DV Lottery, qui a permis à des milliers de familles africaines dont congolaises d’accéder légalement aux États-Unis d’Amérique, a été remis en cause.

Et dans le même temps, le discours sécuritaire américain s’est durci à l’égard des migrants, parfois assimilés à une menace.

Dans ce contexte, une question centrale demeure : que gagnent concrètement les congolais dans les accords économiques signés à Washington avec les USA ?

S’il s’agit de paix et de stabilité, pourquoi les États-Unis ne s’engagent-ils pas plus activement contre les groupes terroristes qui ensanglantent l’Est de la RDC, notamment les ADF/NALU affiliés à l’État islamique ? Il y a peu, des frappes américaines ont visé des bases djihadistes au Nigeria.

Pourquoi une telle stratégie ne serait-elle pas envisagée avec la même détermination en RDC ?

Avec le projet américain autour des terres rares et des minerais critiques, l’objectif affiché est de sécuriser des réserves stratégiques pour l’industrie américaine.

Mais, là encore, une interrogation persiste : quelle part réelle de valeur, de transformation locale et de souveraineté économique revient au Congo dans cette équation ?

Au-delà des symboles diplomatiques et des gestes protocolaires, le véritable enjeu reste simple :
les partenariats internationaux doivent d’abord produire des résultats visibles pour la population congolaise en matière de sécurité, d’emplois, d’infrastructures, de santé et d’éducation.

Sinon, le récit du «sauveur extérieur» risque de n’être qu’une illusion de plus dans une histoire déjà longue de dépendances et de promesses non tenues.

D. Kazadi

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