Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a officiellement notifié au Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, la décision de son gouvernement de retirer les troupes sud-africaines engagées dans la Mission de Stabilisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUSCO).
Après près de 27 années de présence continue en République Démocratique du Congo, l’Afrique du Sud s’apprête à tourner une page importante de son engagement onusien.
Le président Cyril Ramaphosa a officiellement informé le Secrétaire Général des Nations unies, António Guterres, du retrait progressif des soldats sud-africains de la MONUSCO, prévu d’ici la fin de l’année 2026.
Avec plus de 700 militaires déployés, Pretoria figure parmi les plus importants contributeurs de cette mission de stabilisation, active dans l’Est de la RDC depuis la fin des années 1990.
Les soldats Sud-Africains ont été engagés dans plusieurs opérations sensibles, souvent dans des zones marquées par l’activisme des groupes armés et l’insécurité persistante.
Selon le porte-parole présidentiel Vincent Magwenya, cette décision n’est pas politique, mais résulte de contraintes budgétaires et opérationnelles auxquelles fait face la Force de Défense Nationale Sud-Africaine (SANDF).
Il s’agit, explique-t-il, de « consolider et réaligner » les ressources militaires du pays, dans un contexte où Pretoria doit revoir ses priorités stratégiques.
Ce retrait ne signifie pas pour autant un désengagement diplomatique vis-à-vis de Kinshasa.
Cyril Ramaphosa a tenu à rassurer sur la solidité des relations entre les deux pays et sur la volonté de l’Afrique du Sud de continuer à soutenir les efforts pour une paix durable dans la région des Grands Lacs, par d’autres canaux que la présence militaire directe.
Au-delà de l’aspect militaire, cette décision illustre aussi les limites financières croissantes auxquelles font face plusieurs pays contributeurs de troupes aux missions onusiennes. Entre priorités nationales, contraintes budgétaires et efficacité contestée de certaines opérations de maintien de la paix, plusieurs États réévaluent aujourd’hui leur engagement.
D. Kazadi

