“Nous rejetons avec force un dialogue défini unilatéralement, selon des critères arrêtés par le pouvoir seul. La paix ne se convoque pas comme un meeting.
Elle se construit dans l’équilibre, dans l’inclusivité et dans la légitimité.” A martelé l’opposant Jean-Marc Kabund lors d’une matinée politique avec les lieutenants de son parti politique.
Dans sa proposition, Jean-Marc Kabund encourage plutôt la voie d’un dialogue national inclusif.
S’écartant des polémiques, l’opposant affirme que le dialogue constitue une solution intermédiaire et permettra la désescalade dans l’est de la RDC.
Le chef de file de la Coalition de la gauche congolaise préconise ainsi un dialogue sincère et courageux, où les Congolais vont se retrouver autour d’une table pour discuter sur l’avenir du pays.
Pour lui, sans cohésion nationale, la RDC restera vulnérable à la menace de balkanisation.
Kabund n’a pas raté Tshisekedi. L’ex-chef UDPS critique sévèrement la gestion du pays par le pouvoir. Il s’insurge contre un chef de l’État qui, selon lui, est tourné vers l’étranger.
Jean-Marc Kabund rappelle au président Tshisekedi que « gouverner n’est pas seulement assurer l’extérieur, mais par contre répondre d’abord aux besoins de son peuple ».
L’opposant politique appelle plus au respect des textes qui fondent la nation à savoir:
Le respect de la Constitution ;
Le respect de la souveraineté nationale ;
La préservation de l’intégrité territoriale.
Et Comme préalables:
La libération de tous les prisonniers politiques et d’opinions ;
L’arrêt immédiat des enlèvements et arrestations arbitraires des opposants politiques ;
La liberté des mouvements à l’intérieur comme à l’extérieur du pays des opposants ;
La cessation d’actes d’intimidation et d’humiliation des opposants à l’aéroport international de NDJILI;
Le retour des exilés politiques ;
La libération de l’espace public.
D. Kazadi

