Les enseignants de la sous-division de l’EDU-NC dénoncent la vente controversée d’une portion de terre appartenant à leur patrimoine éducatif. Face à ce qu’ils qualifient d’« acte d’anti-développement », ils annoncent un mouvement de grève à compter du 4 février 2026 sur toute l’étendue du territoire.
Dans une correspondance officielle adressée à l’Administrateur du territoire de Lubutu et transmise aux autorités politico-administratives, sécuritaires et éducatives du Maniema, l’Intersyndicale des enseignants exprime son profond mécontentement.
Selon le document, une portion de terre située devant le bureau de la Sous-division de l’EDU-NC de Lubutu aurait été vendue par des personnes non autrement identifiées, suscitant l’indignation du corps enseignant.
Pour les syndicats, ce terrain constitue un patrimoine éducatif destiné au service de l’enseignement et ne peut faire l’objet d’aucune transaction privée sans porter atteinte à l’intérêt général.
Face à cette situation jugée grave, les enseignants annoncent un mouvement de grève générale qui débutera le 4 février 2026. Cette grève concernera l’ensemble des écoles du territoire de Lubutu et restera en vigueur jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
le déguerpissement immédiat de tout acheteur ou occupant du terrain litigieux ;
l’ouverture d’une enquête indépendante ;
la poursuite judiciaire des vendeurs et de leurs complices, conformément aux lois de la République.
Les enseignants préviennent que la grève ne sera levée qu’après l’application rigoureuse de la loi et le rétablissement de l’ordre dans la gestion du patrimoine scolaire.
La lettre est adressée non seulement à l’Administrateur du territoire de Lubutu, mais également à plusieurs autorités clés, dont le Procureur de la République, les responsables de l’ANR, de la DGM, des FARDC, de la PNC, du Cadastre, de l’Urbanisme, ainsi qu’aux représentants de la société civile et du secteur éducatif.
À travers cette démarche, l’Intersyndicale souhaite attirer l’attention des décideurs sur ce qu’elle considère comme une dérive dangereuse pour l’avenir de l’éducation dans la province du Maniema.
Signée par Ilanga Gabriel, Secrétaire de l’Intersyndicale des enseignants du Maniema, la correspondance se veut un cri d’alarme. Elle montre la détermination des enseignants à défendre l’école, perçue comme un pilier du développement local.
Emmanuel NDJADI Pascal

