Kongo-Central : le gouverneur Grâce Bilolo dans le collimateur de la justice

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Suite à une prétendue mégestion dans le Kongo-Central, le gouverneur Bilolo Grâce est visé par un examen judiciaire ordonné par le ministre de la Justice.

La situation politique et administrative au Kongo-Central connaît un nouveau tournant.

Le Parquet Général près la Cour de Cassation a officiellement saisi, le jeudi 22 janvier 2026, l’Assemblée Provinciale afin d’obtenir l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à l’encontre du gouverneur de province, Nkuanga Masuangi Bilolo Grâce.

L’autorité provinciale est soupçonnée de graves malversations financières, notamment le non-versement des recettes issues des impôts et taxes provinciales, ainsi que le détournement présumé d’un montant avoisinant un million de dollars américains.

Cette procédure judiciaire trouve son origine dans un rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF), élaboré au cours de l’année 2025.

Ce document ferait état de nombreuses irrégularités dans la gestion financière de la province, impliquant plusieurs structures, dont le Gouvernement Provincial, l’Assemblée Provinciale, les Régies Financières ainsi que certaines entités territoriales décentralisées.

Dans un communiqué officiel rendu public vendredi 23 janvier 2026, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a donné l’injonction au Procureur Général près la Cour de Cassation d’examiner, conformément à la loi, les faits relevés dans la gestion des affaires publiques du Kongo- Central.

Le ministre précise que cette démarche vise à permettre aux autorités judiciaires compétentes d’apprécier les faits et d’en tirer, dans le cas échéant, les conséquences de droit.

De leur côté, les autorités provinciales du Kongo-Central rejettent ces accusations.

Elles affirment n’avoir jamais été officiellement notifiées des griefs retenus contre elles et soutiennent n’avoir ni été confrontées aux conclusions du rapport de l’IGF ni entendues lors de la mission de contrôle.

Dans son communiqué, le ministre de la Justice a tenu à rappeler que toute personne mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence, tout en réaffirmant l’attachement du Gouvernement au respect strict de la loi, des procédures en vigueur et des principes de l’État de droit.

D. Kazadi

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