À Uvira, la reprise des cours prévue ce mardi 6 janvier 2026 est vivement contestée par le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA. Dans une déclaration rendue publique ce week-end consultée par kinpressactu.cd ce Lundi 05 janvier 2026, ce groupe de jeunes engagés appelle au report de la rentrée scolaire, estimant que les conditions actuelles ne garantissent ni sécurité ni stabilité.
Le mouvement souligne que plusieurs écoles sont toujours occupées par des déplacés fuyant les violences dans les villages de Katongo, Kabimba, Kigongo et Kivovo. De plus, de nombreux enseignants et élèves se trouvent encore réfugiés au Burundi ou dans des zones plus sûres.
Sur le terrain, la peur règne toujours : des bruits d’explosions continuent de se faire entendre dans la ville d’Uvira, et les familles sont plongées dans une misère grandissante à cause de la crise économique liée à l’insécurité et à la fermeture des frontières.
« Parler de rentrée ou d’année blanche, c’est ignorer la souffrance que vivent les élèves, les enseignants et les parents d’élèves », dénonce
MACHOZI YA RAÏYA.
Deux scénarios sont redoutés : soit les FARDC reprennent le contrôle de la zone et facilitent un retour à la normale, soit l’avancée de l’AFC/M23 bloque la région et aggrave la crise.
Le mouvement demande donc des garanties sécuritaires claires avant toute reprise.
« Nous ne demandons pas l’impossible. Nous voulons seulement que nos enfants aillent à l’école sans craindre pour leur vie », conclut le communiqué.
Emmanuel NDJADI Pascal

