Un grave incident impliquant des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) a suscité une vive émotion à Kinshasa. Sept policiers affectés à la protection de la résidence de Philémon Mambabwa Zero, cadre de l’Agence nationale de renseignements (ANR), ont été arrêtés pour leur implication dans des actes de violence à l’encontre de deux jeunes âgés de 18 et 17 ans.
Les victimes, Claudien Likulia Lifoma (18 ans) et Christopher Likulia Mushobekwa (17 ans), sont tous deux fils de Marie-Ange Mushobekwa. Selon les informations recueillies, les deux jeunes avaient été invités à passer la soirée à la résidence de M. Philémon Mambabwa par ses propres enfants, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 décembre 2025, avec l’accord préalable de leur hôte.
Une soirée qui tourne au drame
La situation aurait dégénéré aux alentours de 4 h 30 du matin, lorsque Philémon Mambabwa, visiblement mécontent de constater la présence des deux jeunes à une heure aussi tardive, aurait ordonné aux policiers chargés de sa garde de leur infliger une « correction ».
Les deux adolescents auraient alors été retenus contre leur gré pendant plusieurs heures et soumis à des violences physiques. Ces faits ont profondément choqué l’opinion publique et relancé le débat sur les abus d’autorité ainsi que sur la protection des mineurs.
Arrestation des policiers et ouverture d’une enquête
Alertées, les autorités ont procédé à l’arrestation de sept policiers impliqués dans cette affaire. Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les responsabilités exactes, tant au niveau des exécutants que de la chaîne de commandement.
Du côté de la famille des victimes, l’émotion est vive. Les proches dénoncent un abus de pouvoir et réclament justice, appelant les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire et à garantir que de tels actes ne restent pas impunis.
Une affaire suivie de près par l’opinion
Cette affaire survient dans un contexte où les questions liées au respect des droits humains, à la protection de l’enfance et à la responsabilité des forces de sécurité font l’objet d’une attention croissante en République Démocratique du Congo.

