Chute de l’Uvira: Après avoir été critiqué de son silence, le Cardinal Fridolin Ambongo tire la sonnette d’alarme

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Critiqué de son silence par le régime en place, le Cardinal Fridolin Ambongo est sorti de son lit pour répondre à toutes les accusations après la chute d’Uvira quelques jours après la signature des accords de paix à Washington aux États-Unis d’Amérique entre le président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi et le rwandais, Paul Kagame sous la médiation de Donald Trump.

Le Cardinal Fridolin a réaffirmé que le pacte social pour la paix dans la région des Grands Lacs reste, selon lui, une réponse pertinente et durable à la crise qui endeuille cette partie de l’Afrique depuis plus de trente ans.

S’exprimant à l’issue de la 15ᵉ Assemblée Plénière de l’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale (ACEAC), qui réunit les Églises Catholiques de la RDC, du Burundi et du Rwanda, le prélat a estimé que les différentes démarches diplomatiques engagées jusqu’ici ont montré leurs limites.

Il a notamment évoqué l’occupation de la ville d’Uvira, survenue après l’entérinement des accords de Washington, comme illustration de cet échec.

Rappelant les mises en garde répétées de la CENCO et de l’ECC, notamment après la prise de Bunagana, le Cardinal Ambongo a regretté que ces appels n’aient pas été pris en compte, au prix de nombreuses vies humaines qui auraient pu être sauvées. « Si les appels de la CENCO et de l’ECC étaient entendus, notamment après la prise de Bunagana, combien de vies humaines ne pouvait-on pas épargner !

Mais hélas, que du temps perdu, que des victimes que l’on pouvait éviter. C’est pourquoi nous condamnons avec la dernière énergie, comme nous l’avons déjà fait dans d’autres circonstances, tous ceux et celles qui voient dans la guerre la solution à cette crise.

Au clair, notre génération ne serait-elle pas comparable à celle que Jésus interpellait en ces termes : “Nous vous avons joué de la flûte et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.” (Matthieu 11, 17) », a-t-il souligné.

Cette sortie médiatique vient de mettre fin à toute polémique sur l’église catholique qui selon certaines personnes voyaient une sorte de complot au regard de la situation catastrophique dans la partie Est de la RDC.

D. Kazadi

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