Accord RDC–Rwanda : le gouvernement congolais a-t-il informé le parlement?

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Des rumeurs continuent à alimenter les salons politiques de la République Démocratique du Congo sur la question de savoir si le gouvernement a bien informé le parlement sur les accords entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda sous les hospices du Président Américain, Donald Trump.

À la veille de la signature annoncée de l’accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, prévue ce jeudi 04 décembre 2025 à la Maison Blanche, le Gouvernement congolais a tenté de dissiper les zones d’ombre qui alimentaient la controverse.

Mercredi 03 décembre 2025, à Washington, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, et la porte-parole du Chef de l’État, Tina Salama, ont animé une conférence de presse conjointe pour éclairer l’opinion sur les enjeux, le contenu et la procédure ayant conduit à cet accord, qui doit être signé par Félix-Antoine Tshisekedi et Paul Kagame en présence du président américain Donald Trump.

Le Parlement a-t-il été consulté ?

Face aux journalistes, une question centrale a été soulevée : le Parlement congolais a-t-il été informé avant la ratification par le Président de la République ?

Tina Salama a assuré que la procédure constitutionnelle a été respectée, tout en reconnaissant que l’information n’a pas suivi le cadre formel habituellement attendu. « Le Président de la République négocie et ratifie les traités internationaux. Ensuite, le gouvernement informe le Parlement. Des mécanismes ont été mis en place », a-t-elle déclaré, évoquant des échanges plutôt informels avec certains parlementaires.

Boji Sangara invité à clarifier

Pour lever toute ambiguïté, elle a invité la presse à se rapprocher du président de l’Assemblée Nationale, Boji Sangara, également présent à Washington, afin de confirmer que le Parlement a bien été tenu au courant, même en dehors du format institutionnel classique.

Cette sortie vise à couper court aux accusations d’opacité qui circulent déjà dans certains milieux politiques et sur les réseaux sociaux.

D. Kazadi

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