Prenant part à la conférence de Paris, qui vise à mobiliser la communauté internationale face à l’urgence humanitaire dans l’Est de la RDC et à relancer les efforts de paix dans la région des grands lacs, le Président congolais , Félix Tshisekedi a formulé 3 requêtes majeures aux représentants des États et organisations présents à ces assises.
En premier lieu, le chef de l’État congolais a appelé à l’ouverture immédiate de couloirs humanitaires sécurisés et garantis, afin de permettre l’acheminement urgent des soins, de la nourriture, de l’eau, des abris et d’un accompagnement psychologique aux populations piégées par les violences.
» Nous avons besoin, de toute urgence, de voies humanitaires sûres pour secourir nos compatriotes pris au piège des combats », a-t-il déclaré.
Félix Tshisekedi a plaidé en deuxième lieu pour un soutien financier additionnel, ciblé et prévisible, destiné à répondre aux besoins urgents : la santé d’urgence, la sécurité alimentaire, les abris pour les déplacés, la protection des survivantes de violences sexuelles et l’accès à l’eau potable.
» Ce financement, a-t-il précisé, ne doit pas être perçu comme une aide ponctuelle, mais comme un investissement stratégique pour prévenir l’effondrement humanitaire d’une région essentielle à la stabilité du continent africain « .
Enfin, le Président congolais a insisté sur la nécessité d’un alignement politique clair et sans ambiguïté.
» Je demande à chaque partenaire présent ici , États, organisations régionales et internationales de soutenir pleinement l’application de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité et d’appeler, sans détour, au retrait de l’AFC/M23 des zones qu’il occupe, ainsi qu’au retrait des forces étrangères du territoire congolais. « .
Le premier citoyen congolais a rappelé à l’assistance que toute paix durable commence par la fin de l’occupation d’une partie du territoire congolais » Sur ce point, il ne peut y avoir ni double langage, ni compromis moral « .
Cette conférence de Paris connaît la participation des États-Unis et de l’Union Africaine.
Martin Lunyengu

