Une crise silencieuse frappe les quartiers populaires de Goma et du territoire de Nyiragongo les vendeurs et acheteurs de ferraille, localement appelés bichuma, vivent un véritable calvaire. Depuis plusieurs jours, la fermeture soudaine de nombreux dépôts appelés kibanda a mis à l’arrêt une activité qui constituait pour beaucoup la seule source de revenus.
Le constat a été dressé ce lundi 15 septembre 2025 par plusieurs journalistes lors d’une tournée dans les quartiers concernés. Les jeunes, principaux acteurs de ce commerce informel, dénoncent une décision injuste: une autorisation exclusive aurait été accordée à une seule personne pour vendre la ferraille, privant ainsi des dizaines d’autres de toute activité génératrice de revenus. « Nous vivions de ça. Aujourd’hui, nous sommes à la maison, sans travail, pendant que la ville continue de grandir et que les besoins augmentent », témoigne un jeune vendeur rencontré à Majengo.
Les chauffeurs de camions kibabi, souvent sollicités pour transporter la ferraille vers les points de vente ou de transformation, ne sont pas épargnés. Ils affirment que leurs revenus ont chuté drastiquement, faute de clients et de marchandises à déplacer.
Rappelons que, Face à cette situation, les jeunes de Goma et de Nyiragongo lancent un appel pressant aux autorités locales pour qu’une solution durable soit trouvée. Ils réclament la réouverture des dépôts, une régulation équitable du secteur, et surtout, la fin du monopole qui menace l’équilibre économique de centaines de familles.
Emmanuel NDJADI Pascal

