Maniema: Kindu face à la flambée du prix du carburant, la taxe conventionnelle pointée du doigt

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Depuis lundi 8 septembre, les habitants de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, font face à une hausse brutale du prix du carburant. Le litre d’essence est passé de 5 800 FC à 9 000 FC, soit une augmentation de plus de 50% en l’espace de 48 heures. Une situation qui bouleverse profondément le quotidien des Kindusiens, déjà fragilisés par une conjoncture économique difficile.

Conséquence immédiate: les tarifs de transport urbain ont doublé, voire triplé dans certains cas. Les motos-taxis, principal moyen de déplacement dans la ville, ont revu leurs prix à la hausse, qui rend les trajets quotidiens inaccessibles pour de nombreux usagers. Les commerçants, les élèves, les fonctionnaires et les petits entrepreneurs sont les premiers touchés par cette flambée, qui ralentit les activités économiques et accentue les inégalités sociales.

Contacté par le reporter de kinpressactu.cd ce Mercredi, MWANA NYEKE, coordonnateur provincial des pétroliers du Maniema, actuellement en séjour à Kisangani, attribue cette hausse à la multiplication des taxes conventionnelles imposées sur le carburant. Selon lui, ces charges fiscales alourdissent les coûts d’importation et de distribution, forçant les opérateurs à répercuter les prix sur les consommateurs.

Mais cette version est contestée. Le lendemain, mardi 9 septembre, HAMADI MUGENI, président de l’ Association des Pétroliers pour le Développement du Maniema, a tenu à clarifier la situation à l’issue de la réunion élargie du Conseil provincial de sécurité. Selon lui, la flambée des prix n’est pas liée à la taxe conventionnelle convenue entre le gouvernement provincial et les opérateurs économiques du secteur pétrolier.

S’adressant à la presse,HAMADI MUGENI a précisé que cette taxe, issue d’un protocole d’accord, vise à soutenir les efforts de développement de la province, notamment dans les infrastructures et les services publics. Il a appelé ses collègues du secteur pétrolier à respecter scrupuleusement les engagements pris avec les autorités provinciales, et à éviter toute spéculation injustifiée sur les prix.

Notons enfin que, Les Kindusiens, eux, réclament plus de transparence sur la formation des prix, une régulation efficace du secteur pétrolier, et des mesures d’urgence pour atténuer l’impact de cette crise sur les ménages.

Emmanuel NDJADI Pascal

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