La reprise des travaux de réhabilitation du tronçon routier Punia–Lubutu, lancés ce vendredi 05 août 2025, suscite une vive réaction de la société civile forces vives du Maniema, coordination territoriale de Lubutu. Son président, Jean-Pierre Mutoro Mumbere, dénonce avec fermeté le fait que sa structure n’ait pas été associée à la gestion ni à la relance de ce projet pourtant d’intérêt public.
« Nous avons été contraints de descendre sur le terrain par nos propres moyens afin de faire un rapport indépendant sur l’état des travaux. C’est inadmissible que l’on agisse au nom de la population sans l’impliquer », a déclaré Mutoro Mumbere.
Les travaux de réhabilitation de la route Punia–Lubutu, qui s’étendent sur 72 kilomètres selon les autorités provinciales, sont réalisés par l’entreprise minière CKM avec le soutien logistique du gouvernement provincial du Maniema. Ce chantier, financé en partie par la taxe conventionnelle, vise à désenclaver cette partie du Maniema et faciliter les échanges commerciaux entre les territoires de Punia, Lubutu et la province voisine de la Tshopo.
Mais pour la société civile locale, le manque de transparence et l’absence de concertation constituent une entorse grave à la gouvernance participative.
« Nous dénonçons avec la dernière énergie cette façon de travailler. Comment peut-on prétendre œuvrer pour la population sans l’associer aux décisions? », s’est indigné Mutoro Mumbere.
Le président de la coordination territoriale de Lubutu appelle les autorités provinciales à une reprise de conscience et à une meilleure inclusion des acteurs communautaires dans la gestion des projets publics.
« Il est temps que les autorités comprennent que la société civile n’est pas un spectateur, mais un partenaire incontournable dans le développement local », a-t-il conclu.
Emmanuel NDJADI Pascal

