Dans une tribune publiée dans Jeune Afrique ce mardi 02 Septembre, l’ancien président de la République, Joseph Kabila juge les accusations portées contre sa personne devant la Haute Cour militaire » sont mensongères et politiquement motivées » rappelant que tout au long du procès aucune preuve n’a été présentée pour soutenir la thèse de la République.
» Le simulacre de procès intenté contre ma personne, les arrestations de nombreux officiers supérieurs et la gouvernance téméraire qui prévaut dans le pays ne sont pas des événements isolés : ce sont les symptômes d’une crise plus profonde de leadership, de justice et d’orientation nationale « .
Dénonçant la procédure qui a abouti à la levée de ses immunités, Joseph Kabila condamne la violation de la constitution par le Sénat.
» Le Sénat a, illégalement et en violation de la Constitution, levé mes immunités en tant qu’ancien Président de la République et Sénateur à vie, une garantie constitutionnelle conçue pour éviter, dans le chef de tout Président de la République en exercice, la tentation de s’accrocher indéfiniment au pouvoir par crainte de poursuites judiciaires infondées une fois qu’il aura quitté ses fonctions. Cette décision sans précédent a ainsi permis à un tribunal militaire de Kinshasa d’engager des poursuites contre ma personne pour des accusations de trahison, de crimes de guerre, de meurtre, de viol, de torture, de soutien à des insurrections armées et de complicité avec l’AFC/M23 « .
L’ancien président de la République met le régime Tshisekedi face à ses responsabilités sur la situation qui prévaut au pays dont le dialogue reste la seule voie pour sortir de crise .
» l’histoire ne nous jugera pas sur les accusations que nous nous lançons les uns aux autres, mais sur le courage que nous montrerons à unir le peuple congolais et à répondre à ses véritables besoins. Nous avons toujours plaidé pour le dialogue, comme le meilleur moyen d’atteindre une réconciliation véritable, et non cosmétique. Cela avait été accompli en 2003, jusqu’à notre départ du pouvoir « .
L’autorité morale du FCC appelle les partenaires du Congo à regarder au-delà des apparences. Les procès, arrestations et persécutions en cours en RDC n’ont rien à voir avec la responsabilité ou la justice. Ils visent plutôt à consolider un pouvoir, à éliminer l’opposition et à détourner l’opinion publique de la corruption et de l’insécurité persistantes.
ELNUNO

