Il est des moments dans la vie d’un pays où le silence devient une complicité, et l’inaction une faiblesse nationale.
Le soutien manifeste affiché par les autorités kényanes au M23/AFC ou toutes les initiatives qui visent à déstabiliser la République Démocratique du Congo ne peuvent être traitées comme un simple incident diplomatique.
Nous ne parlons pas ici de divergences d’opinion, mais plutôt d’un » acte diplomatique grave » , d’un affront à la souveraineté d’un État, d’un encouragement tacite à l’insécurité dans une région déjà meurtrie par de décennies de guerre.
Face à cette réalité, » notre gouvernement ne peut pas se contenter d’une convocation d’ambassadeur ( on risque de faire ça comme on a fait quand l’Ouganda a ouvert récemment les frontières au niveau de Bunagana… Et cette convocation n’a produit aucun fruit » ou de déclarations symboliques. Ce serait trahir la mémoire des victimes, abandonner nos populations et affaiblir notre parole sur la scène internationale.
Dans d’autres contextes, comme en Ukraine ou au Moyen-Orient, un tel acte aurait entraîné des ruptures diplomatiques, des rappels d’ambassadeurs, voire la suspension de toute coopération en cours, y compris dans le domaine sportif ( nos léopards A’qui disputent le #CHAN où ils sont logés au Kenya, peuvent boycotter la compétition pour exprimer notre indignation) .
Il est vraiment temps que cette diplomatie agissante tant louée arrête d’être réactive, mais commence à être stratégique.
Il est temps que notre silence cesse d’être une habitude et devienne un choix … Au-delà d’être grande par sa taille, notre Nation doit travailler sa posture politique.
ELNUNO

