La méfiance se porte bien entre les Forces Armées et les Rebelles du M23-AFC après une série d’accusations de part et d’autre.
Les Forces Armées de la RDC (FARDC) et l’Alliance des Forces du Changement/M23 (AFC) s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, fragilisant ainsi la déclaration de principes signée à Doha. Selon le chronogramme convenu, les parties devraient reprendre les discussions au plus tard le 8 août en vue de la signature d’un accord de paix global prévue le 17 août 2025. Mais les tensions actuelles compromettent sérieusement cette échéance.


Ce climat de défiance bloque la mise en œuvre des engagements pris et fait planer un risque réel sur l’avenir du processus. La recrudescence des accusations mutuelles alimente la méfiance, alors que les violences dans l’Est du pays continuent de provoquer des déplacements massifs et des pertes en vies humaines. Les observateurs craignent que l’occasion de parvenir à un accord historique ne soit perdue.

Le 06 août à Genève, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a renouvelé son appel à toutes les parties pour qu’elles protègent les civils et respectent le droit international humanitaire. Il a exhorté les signataires de la déclaration de Doha à s’engager de bonne foi dans le processus de paix et à agir avec détermination pour mettre fin aux cycles de violences récurrentes qui ravagent l’Est de la RDC.
D. Kazadi

