L’audience s’est poursuivie ce mercredi 6 août 2025 à la Cour de cassation dans le cadre du procès pour détournement présumé de fonds publics visant l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba.
À la barre, l’ancienne ministre d’État à la Justice, Rose Mutombo, a été entendue en qualité de témoin clé dans cette affaire.
Au cœur des débats, la gestion du FRIVAO — le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda. Un fonds stratégique dont la répartition des ressources a été clairement balisée par un arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ).
« La clé de répartition du FRIVAO est tirée de l’arrêt même de la CIJ. C’est clairement cité dans cet arrêt : 81 % pour les victimes et 18,5 % pour le gouvernement », a précisé Rose Mutombo devant les juges, écartant ainsi tout soupçon d’interprétation personnelle dans l’usage des fonds.
Interrogée sur l’existence d’un compte FRIVAO logé à la Rawbank, l’ancienne ministre a affirmé ne pas être à l’origine de sa création : « Ce compte, je l’ai trouvé. Ça doit être créé par mes prédécesseurs. C’est un compte existant du temps de Thambwe Mwamba ou Luzolo Bambi. »
Elle a par ailleurs tenu à rappeler que la gestion de 18,5 % alloués à l’État s’effectue sous le contrôle du Conseil des ministres : « Ce n’est pas une initiative personnelle du ministre », a-t-elle insisté. Avant de quitter ses fonctions, a-t-elle ajouté, un solde de plus de 8 millions de dollars américains restait disponible sur ce compte.
Les audiences se poursuivent, alors que la justice tente de faire toute la lumière sur la destination finale des fonds alloués à ce programme sensible de réparation post-conflit.

