Un policier est au cœur de l’actualité qui secoue le village Elila, situé à plus de 25 kilomètres de la ville de Kindu, en aval du fleuve Congo. Identifié sous le nom de Shabani Mufaume, l’agent est accusé d’avoir violé une femme détenue dans le cachot local, selon des sources concordantes issues du territoire de Kailo.
La victime, une justiciable placée en détention, aurait été agressée sexuellement par celui-là même chargé de garantir sa sécurité. L’affaire, révélée par des membres de la société civile, a provoqué une onde de choc dans la communauté locale, où les voix s’élèvent pour réclamer justice.
Maître Kapamba Wilima Patrice, figure de proue de la société civile à Kailo, n’a pas mâché ses mots. Dans un échange téléphonique avec le reporter de kinpressactu.cd ce Mercredi 06 août 2025, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « barbarie inacceptable », appelant les autorités compétentes à agir sans délai. « Les cachots ne doivent pas devenir des lieux de violation des droits humains, mais plutôt des espaces où la justice prend forme dans le respect de la dignité humaine », a-t-il affirmé.
La société civile exige que l’auteur présumé soit traduit en justice et que des mesures soient prises pour garantir la sécurité des détenus dans les postes de police.
D’après les premières informations recueillies sur place, une enquête judiciaire a été ouverte pour établir les faits et déterminer les responsabilités. Les autorités locales, bien que discrètes, confirment que l’instruction suit son cours, sous la pression croissante des organisations citoyennes.
Signalons que, Au-delà de ce cas spécifique, la société civile plaide pour un renforcement des mécanismes de contrôle dans les postes de police du territoire de Kailo. Elle appelle à une réforme structurelle pour prévenir les abus et garantir le respect des droits fondamentaux, même en détention.
Emmanuel NDJADI Pascal

