Une avancée majeure a été franchie dans la crise qui secoue l’Est de la RDC. À Doha, sous la médiation du Qatar, une déclaration de principes a été signée entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda. Ce document marque une volonté commune de mettre fin aux hostilités et d’ouvrir des négociations en vue d’un accord de paix global, tant attendu par les populations meurtries de l’Est.
Le vice-premier ministre ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a rassuré que les lignes rouges de Kinshasa avaient été respectées dans ce texte. Il a notamment évoqué la préservation de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale, ainsi que l’inscription de la Constitution congolaise parmi les textes de base pour la rédaction de l’accord de paix à venir. Ces garanties visent à dissiper les craintes autour de concessions possibles à la rébellion.
Shabani a aussi insisté sur la nécessité urgente de restaurer l’autorité de l’État dans les zones contrôlées par l’AFC/M23, dénonçant l’existence d’une administration parallèle qui mine la gestion publique. Il a indiqué qu’un délai de 7 à 10 jours avait été fixé pour aboutir à la signature d’un accord final, preuve que les négociations sont désormais dans une phase décisive.
La déclaration prévoit un calendrier précis : sa mise en œuvre devra commencer avant le 29 juillet 2025, suivie de négociations directes avant le 8 août, et la signature d’un accord de paix global attendu au plus tard le 17 août. Les parties ont exprimé leur gratitude envers le Qatar, les États-Unis et l’Union Africaine pour leur rôle dans le processus. Toutefois, malgré cet optimisme, la tension reste palpable sur le terrain, notamment autour de la ville d’Uvira, que le M23 chercherait à contrôler.
Derick Kazadi

