C’est désormais officiel le gouvernement congolais par le biais du ministère de l’éducation nationale a dans un communiqué autorisé les élèves ou filles enceintes de continuer à suivre le cours sans problème.
les élèves (filles) enceintes ne peuvent plus être renvoyées des écoles. « aucune sanction, aucune exclusion ne sera tolérée ». Cette décision divise déjà l’opinion publique dans son ensemble.
La récente mesure prise par le ministère de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté suscite un vif débat en République Démocratique du Congo. Le 14 juillet, une circulaire a été rendue publique interdisant formellement toute exclusion ou sanction à l’encontre des élèves enceintes dans les établissements scolaires du pays. Une décision saluée par certains comme un pas vers l’inclusion scolaire, mais vivement critiquée par d’autres figures politiques et de la société civile, qui y voient une légitimation dangereuse de comportements jugés immoraux.
Parmi les voix discordantes, Adam Bombole, ancien député national, n’a pas mâché ses mots. Sur ses réseaux sociaux, il a dénoncé une « décision immorale qui encourage la prostitution infantile et la prolifération des filles-mères mineures ». Rappelant que l’âge du consentement sexuel est fixé à 18 ans par la loi 09/001 du 10 janvier 2009, il appelle à une réflexion éthique sur les implications sociales et juridiques d’une telle directive.
De son côté, Billy Kambale, ancien ministre de la Jeunesse, s’interroge sur la compatibilité d’une grossesse avec le rythme et l’environnement scolaire. « L’école secondaire est par essence réservée aux mineurs. Que viennent faire des filles enceintes dans les écoles ? », a-t-il déclaré.
Il fustige une logique qu’il juge permissive et prévient : « Au nom d’une prétendue liberté, on va finalement tout cautionner ».
Face à ces critiques, les partisans de la mesure plaident pour une approche plus humaine, estimant qu’exclure une élève enceinte revient à l’éloigner définitivement du système éducatif et à aggraver sa vulnérabilité. Dans un pays où les grossesses précoces restent fréquentes, cette décision relance le débat entre droit à l’éducation, responsabilités parentales et normes sociales.
Derick Kazadi

