Depuis plus de trente ans, les populations de Béni, Lubero et l’ensemble du Nord-Kivu vivent un véritable calvaire énergétique. En violation flagrante de l’article 48 de la Constitution congolaise, les citoyens font face à une pénurie chronique d’électricité, aggravée par la gestion approximative du transport et de la distribution du courant par les sociétés Énergie du Nord-Kivu (ENK-STS) et Virunga Énergie.
À cette insuffisance énergétique s’ajoute une double injustice: surfacturation et facturation forfaitaire sur des bases jugées opaques par les usagers. Ces pratiques seraient en totale contradiction avec la législation en vigueur sur la distribution d’électricité en République Démocratique du Congo, notamment à Béni et Butembo où les plaintes s’intensifient.
Le climat de confusion autour de la tarification alimente le désarroi de nombreux ménages contraints de s’acquitter de factures aux montants inexpliqués. Bien que payant leur consommation, les clients ignorent tout du mécanisme tarifaire appliqué, alors que les frais de location de compteur, fluctuants entre 3 $ et 15 $, pèsent lourd dans un quotidien déjà éprouvé.
Face à cette situation, le collectif de mouvements citoyens AMKA CONGO et plusieurs organisations de la société civile ont saisi le président de la République ce Mardi 08 juillet 2025. Dans une série de recommandations, ils exigent que des mesures concrètes soient prises pour redresser la situation et réparer les torts causés par quatre années de violation de la loi par la société ENK.
Signalons que, En pleine ère de transition énergétique, la population du Nord-Kivu continue de réclamer un droit fondamental: l’accès équitable et transparent à l’électricité. Un combat qui met à l’épreuve les engagements sociaux de l’État et la crédibilité des opérateurs du secteur.
Emmanuel NDJADI Pascal

