Ce mercredi 07 Mai 2025, l’Assemblée provinciale du Maniema a voté la destitution de son président, Makonga Thoboka Iki Claude Foreman , lors d’une session tenue à l’hémicycle provincial. Sur 19 députés présents, 18 ont approuvé la pétition de déchéance.
La pétition à l’origine de cette destitution a été initiée par Radjabo Lamulamu , député élu de Kasongo , la même circonscription électorale que le président déchu. Makonga Foreman est incriminé par plusieurs griefs notamment :
Gestion opaque des finances de l’Assemblée, en violation du règlement intérieur;
Affaires foncières litigieuses , incluant des accusations de détournement de parcelles publiques;
Népotisme, notamment par l’embauche de ses proches dans l’administration; Attribution irrégulière du marché de réhabilitation de sa résidence officielle à son propre gendre.
Lors de la séance, Kalukula Lutaka Gaspard, l’un des signataires de la pétition, a pris la parole pour appuyer la motion. Il a révélé que plus de 80 millions de francs congolais ont été sortis de la caisse des recherches sans l’approbation du Questeur .
L’Honorable Kalukula Lutaka Gaspard a également mis en lumière la nomination de fonctionnaires fictifs , citant le cas d’une certaine Selua, désignée directrice adjointe de cabinet mais jamais vue à l’Assemblée provinciale. Il accuse Foreman, documents à l’appui, d’être impliqué dans la spoliation de deux maisons de l’État et d’un lotissement illégal à Kabolongo, près du cimetière de Kabolongo .
Suite à sa destitution, plusieurs députés provinciaux ont annoncé une demande de mise en accusation , particulièrement pour des propos tenus par L’honorable Foreman dans un enregistrement audio diffusé sur les réseaux sociaux , où il aurait tenu des propos jugés désobligeants envers ses collègues.
Signalons que, Les prochains jours seront décisifs pour l’ancien président de l’Assemblée provinciale du Maniema. Tandis que la demande de levée de ses immunités est en cours, la population et les observateurs politiques attendent de voir si la justice sera saisie pour examiner ces accusations de mauvaise gestion.
Emmanuel NDJADI Pascal

