Les détenus de la prison centrale de Lubutu ont élevé la voix, jeudi 20 février, contre les conditions carcérales déplorables, marquées par l’absence de nourriture, de toilettes et d’électricité. En signe de protestation, certains d’entre eux sont montés au plafond, tentant de s’évader. Pour maîtriser la situation, le policier de garde a tiré des coups de sommation.
L’incident a causé une panique générale parmi les élèves et les habitants de la zone, qui se sont rapidement dispersés. Après environ une heure de tension, les autorités compétentes ont réussi à rétablir le calme.

Jean pierre Mumbere, membre de la société civile de cette partie du Maniema, a exprimé ses préoccupations : « Où va l’argent de la rétrocession que l’État congolais alloue aux maisons carcérales ? Nous demandons aux autorités locales, provinciales et nationales de trouver une solution rapide, car les détenus ont droit à une vie décente malgré leur peine. »
Il a ajouté : « Les conditions actuelles de détention sont inhumaines et nous ne pouvons pas rester silencieux face à cela. La situation doit changer immédiatement ».
Il demande au gouvernement de prendre des mesures concrètes pour améliorer les conditions dans les prisons et respecter les droits fondamentaux de chaque détenu.
La société civile forces vives de Lubutu appelle par cette même occasion, à une meilleure gestion des fonds destinés aux établissements pénitentiaires afin d’assurer des conditions de détention dignes et humaines pour tous les détenus.
Emmanuel NDJADI Pascal

