Depuis cet après-midi du 4 janvier 2025, le centre de Masisi, une ville du territoire qui porte le même nom, est plongé dans la peur. Les bruits des balles résonnent de partout, et les habitants vivent des moments de terreur. Selon la société civile, cette violence est causée par des groupes armés du M23 qui attaquent sans relâche dans la province du Nord-Kivu.
Telesphore Mitondeke, représentant de la société civile de Masisi, explique dans un appel téléphonique avec le reporter de kinpressactu.cd que beaucoup de gens fuient la ville. “Je suis aussi en0train de quitter le centre de Masisi, car plus rien ne va. Cela montre à quel point la situation est grave”.

Les rebelles du M23 utilisent une stratégie qui leur a déjà permis de gagner du terrain plus tôt dans la journée à Lushebere. Malgré les efforts des forces armées congolaises (FARDC), qui résistaient encore le matin. Malheureusement, la situation a changé à partir de midi, les rebelles ont réussi à franchir les lignes de défense et ont contraint les FARDC à reculer.
Cette avancée des rebelles aggrave encore plus une situation déjà très difficile. La population civile se trouve piégée dans un conflit interminable. Les combats intensifiés sur le front de Bweremana, signalés dès le matin, annoncent d’autres souffrances pour les habitants de Masisi.
Les bruits des explosions deviennent de plus en plus fréquents, menaçant la stabilité de toute la région. De plus, l’aide humanitaire est déjà insuffisante et peine à atteindre ceux qui en ont besoin.
Les enjeux ici ne concernent pas seulement les combats militaires, mais aussi les vies humaines. La fuite des habitants de Masisi centre montre une réalité tragique où les civils sont une fois de plus pris au piège dans un cycle de violence sans fin.
Emmanuel NDJADI Pascal

