La société civile forces vives du Sud-Kivu, les mouvements citoyens et autres groupes de pression disent non à toute initiative de révision ou changement de la constitution. Position exprimée ce jeudi 5 décembre au cours d’un point de presse tenu à Bukavu.

Les forces vives et groupes de pression ont lancé la campagne dénommée « Congolais réveillons-nous, la patrie est en danger ». Ces structures pensent également initier une contre pétition pour s’opposer à la révision de la loi fondamentale, dans la ville de Bukavu et les 8 territoires que compte la province du Sud-Kivu.


Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre de ce jeudi, la société civile et les mouvements citoyens notent que la situation sécuritaire ne cesse de se détériorer au Nord Kivu, province voisine avec des impacts négatifs et multiformes sur la vie des sud Kivutiens. La même chose s’observe en Ituri et présentement au Sud-Kivu avec les récents affrontements qui ont eu lieu dans les hauts plateaux de Minembwe entre l’armée loyaliste, FARDC et le groupe armé TWIGWANEHO, faisant 5 blessés graves dont 3 parmi les combattants TWIGANEHO et 2 au sein des FARDC,
Par ailleurs, les forces vives observent également la violation flagrante du cessez-le-feu convenu dans le cadre de la
feuille de route de Luanda. Cette violation est l’œuvre des terroristes du M23 qui ne cessent de conquérir des localités dans tous les territoires du Nord Kivu.
La Société civile dans sa diversité s’interroge sur l’exécution du plan des opérations convenues entre la RDC et le RWANDA le 25 novembre 2024 et qui selon elle, s’écarte de la feuille de route conclue
en novembre 2022.
S’agissant du débat autour du changement ou de la révision constitutionnelle, pour la Société civile du Sud-Kivu dans sa diverslté, ce débat est inopportun en cette période.
Elle précise que la Constitution actuelle ne prévoit pas de mécanisme de changement mais celui de la révision conformément à l’article 218 de la Constitution.
Les forces vives craignent cependant que dans le but d’aboutir à une révision, le gouvernement prenne l’initiative de lever l’Etat de siège sans régler le problème de l’agression rwandaise et
mettre fin aux affrontements dans les provinces de l’Ituri, Nord Kivu et présentement au Sud
Kivu dans la partie Nord et Sud et celle Maniema.
Elle plaide pour la fin de l’agression rwandaise, mais aussi des conflits armés au Nord Kivu , Sud-Kivu, et en Ituri, pour la réponse à la grogne sociale en assurant des conditions de vie et de travail
décents aux enseignants et autres agents de l’Etat, pour la fin du pillage de ressources de la RDC et pour l’instauration d’une gouvernance au bénéfice de la population.
La révision de la Constitution est
constitutionnelle mais ce n’est ni le moment ni l’opportunité, martelent les forces vives du Sud-Kivu.
Ces dernières demandent aux députés nationaux et sénateurs d’interpeller la Ministre des Affaires étrangers et celui de la Défense pour clarifier la situation dans la partie Est de la RDC car le peuple congolais est fatigué de la guerre, concluent-elles.
KM

