C’est au cours d’un atelier organisé en présence des acteurs de la société civile, les auxiliaires de la justice et les acteurs judiciaires que l’USAID a présenté, mercredi 27 novembre, les résultats des enquêtes menées dans quelques villes urbaines et milieux ruraux de la République Démocratique du Congo sur les besoins en matière d’accès à la Justice dans le cadre de son projet sur la promotion de l’État de droit ( PROLA ).
Renforcer l’indépendance institutionnelle du pouvoir judiciaire et celle des acteurs individuels afin de faire progresser les efforts d’accompagnement du gouvernement congolais dans la lutte contre la corruption, et promouvoir un accès égal et équitable de la justice, tout en assurant la confiance du public vis-à-vis du système judiciaire, sont les motivations qui ont conduit PROLA à diligenter les enquêtes rapides dans les cinq sites, à savoir Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Sakania et Walikale pour bien cerner les problèmes prioritaires auxquels sont confrontés les communautés et plus particulièrement les populations marginalisées.
À en croire Rhode Tunda, gestionnaire de fichiers du programme pilote à Prola, des actions de grande envergure seront lancées à l’issue de ces travaux.

Les enquêtes menées par l’USAID dans le cadre du projet PROLA renseignent que plusieurs obstacles sont à la base de la non effectivité d’accès à la justice et au droit, entre autres, les frais de justice exorbitants et illégaux, la corruption et le trafic d’influence, le manque d’information, les arrestations arbitraires, la pauvreté et l’éloignement des instances judiciaires.
Prenant part à l’exposé des résultats des enquêtes de PROLA, les participants ont salué l’initiative de l’USAID et ont formulé quelques recommandations après le travail des groupes allant dans le sens d’apporter les solutions aux problèmes soulevés. Les parties prenantes à ces échanges ont par ailleurs plaidé pour la prise en compte par Prola de solutions proposées en vue d’améliorer l’accès à la justice des citoyens congolais.
Ces enquêtes ont été menées pendant 3 mois soit de janvier à mars 2024.
Nadine Bompour

