Yahya Mirambo, un défenseur de l’environnement engagé dans la lutte contre l’exploitation illégale du bois rouge, communément appelé Mufula, se retrouve au cœur d’un conflit judiciaire qui suscite l’indignation des organisations de la société civile. Prévu devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Kassongo le 18 octobre 2024, Mirambo est accusé d’entrave aux activités de trafic de ce précieux bois, dont l’exploitation illicite alimente un marché florissant à Kigali, en passant par Uvira et Kamaniola.
Les organisations environnementales dénoncent ce procès, y voyant une manœuvre orchestrée par un réseau de trafiquants, déterminé à faire taire toute opposition à leurs activités illégales. Selon des sources proches du dossier, la décision prise par l’autorité locale d’interdire l’exploitation du Mufula semble avoir particulièrement irrité ces acteurs clandestins, qui ne reculent devant rien pour continuer à exploiter cette ressource sous protection.
La Société Civile pour la Réforme et le Contrôle des Ressources Naturelles a récemment pris position sur cette affaire, dénonçant non seulement les atteintes à la défense de l’environnement, mais aussi la complicité présumée des autorités judiciaires. Selon le porte-parole de l’organisation, les autorités compétentes doivent se saisir de ce dossier afin de faire échouer cette mafia organisée en bande.
Yahya Mirambo, pour sa part, se dit déterminé à défendre sa cause, soulignant l’importance de la préservation des ressources naturelles pour les générations futures.
La situation à Kabambare, où le Mufula est devenu une ressource stratégique pour de nombreux trafiquants, illustre les défis auxquels font face les défenseurs de l’environnement en République Démocratique du Congo.
Emmanuel NDJADI Pascal

