Dans un rapport publié ce 5 octobre 2024, l’organisation SAJECEK Forces Vives dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire dans la province du Sud-Kivu. Le mois de septembre a été particulièrement meurtrier avec 38 personnes tuées, 22 maisons attaquées par des bandits armés, 4 véhicules braqués, 13 cas d’enlèvement, ainsi que 5 incidents de justice populaire.
Selon le bulletin de l’organisation, ces chiffres révèlent une escalade de violence inquiétante. Comparativement au mois d’août, où 27 homicides avaient été enregistrés, le mois de septembre a connu une hausse significative. Parmi les victimes, 27 étaient de sexe masculin et 11 de sexe féminin. Le territoire de Kalehe se distingue comme le plus touché avec huit cas de tueries.
Concernant les attaques de domicile, SAJECEK a observé une augmentation par rapport au mois précédent, avec 22 maisons ciblées par des assaillants armés, contre 14 en août. Le territoire de Fizi a enregistré le plus grand nombre d’incidents, avec six maisons attaquées. Toutefois, une légère diminution des braquages de véhicules a été notée, avec quatre cas survenus en septembre, contre 21 en août. Uvira s’avère être la localité la plus affectée avec deux véhicules braqués.
Les enlèvements, quant à eux, ont connu une recrudescence. Treize personnes, dont dix hommes et trois femmes, ont été victimes de cette pratique, alors qu’au mois d’août, seulement cinq cas avaient été rapportés. Les territoires d’Uvira et de Fizi sont particulièrement touchés, chacun enregistrant trois enlèvements.
Par ailleurs, SAJECEK met en lumière le phénomène de justice populaire, qui continue de faire des ravages. Cinq cas ont été documentés, impliquant quatre hommes et une femme, avec la ville de Bukavu en tête des localités touchées, comptabilisant trois incidents.
Face à cette situation alarmante, SAJECEK appelle instamment les autorités à prendre des mesures pour restaurer la sécurité dans la province. L’organisation souligne que la sécurité des citoyens devienne une priorité pour les gouvernants, car la population du Sud-Kivu aspire à vivre en toute sérénité.
Emmanuel NDJADI Pascal

