Sud-kivu : Des volcanologues de Goma à Minova pour enquêter sur la mortalité des poissons dans le golfe de Kabuno

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Une délégation de l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) a posé le pied dimanche après midi à Minova, une localité enclavée dans la province du Sud-Kivu. Conduite par le Professeur Charles Balagizi, directeur scientifique de l’OVG, cette équipe d’experts est perdue dans une entreprise qui pourrait bien s’avérer cruciale pour les habitants de la province, ébranlés par une tragédie écologique, la mort massive de poissons, fretins, et autres espèces aquatiques, observée récemment dans le golfe de Kabuno.

À leur arrivée, la délégation scientifique s’est vue entourer par des représentants de la société civile du groupement de Buzi, témoignant ainsi d’une solidarité palpable au sein de la communauté. Le Président de la société civile locale, Sadiki Juges, a fait une déclaration solennelle, remerciant les autorités pour l’attention portée aux angoisses de la population et exprimant une impatience légitime face à un dilemme environnemental qui suscite de légitimes inquiétudes.

Ce périple d’analyse et de collecte de données, mené par des experts aguerris, a pour objectif non seulement d’élucider les origines de ce phénomène tragique, mais également de fournir un rapport exhaustif qui sera soumis aux instances compétentes et à la communauté locale. Les attentes sont grandes, et le besoin d’informations claires pour apaiser les craintes des résidents de Minova se fait de plus en plus pressant. La peur d’un danger imminent pèse lourdement sur les esprits, alors que les eaux du golfe, jadis nourricières, se transforment en un symbole de désolation.

Il est impératif de souligner que les conclusions de cette mission devraient être disponibles dans les jours à venir. Les habitants, dans un élan d’espoir mêlé d’appréhension, espèrent que les résultats de l’OVG apporteront un éclairage salvateur sur les causes réelles de cette catastrophe écologique, promesse d’une résilience retrouvée face à une situation qui menace non seulement le biotope aquatique local, mais également le mode de vie et les subsistances de toute une communauté.

Emmanuel NDJADI Pascal

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