Goma : 2 personnes blessées par balles au quartier Ndosho dans la nuit du dimanche à lundi

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Dans la nuit du 29 au 30 septembre, la ville de Goma a de nouveau été le théâtre d’actes de violence alarmants. Vers 2 heures du matin, des bandits armés ont fait irruption dans une résidence située sur l’avenue Itimbiri, dans la commune de Karisimbi. L’attaque a gravement blessé Muisha Batenchi et sa belle-sœur, Neema Musema Marie.

« Nous avons été réveillés par des coups de feu », témoigne Muisha, qui a été transporté d’urgence à la clinique locale. « Ils étaient armés et extrêmement agressifs. J’ai vu ma belle-sœur se faire toucher. C’était un véritable cauchemar. » Neema, dont l’état de santé demeure préoccupant, a également reçu des soins médicaux après l’incident. Ces événements tragiques illustrent une réalité inquiétante qui se dessine à Goma.

Parallèlement, la ville a été le théâtre d’une autre intervention sécuritaire significative. Sur l’avenue Kito, une tentative de vol a été déjouée grâce à l’intervention rapide des forces de sécurité. Une source de la société civile locale a déclaré : « Sans le courage de nos agents, les conséquences auraient pu être désastreuses. Nous appelons à une vigilance accrue de la part des autorités afin d’éradiquer la criminalité rampant qui menace la vie de tous les Gomatraciens. »

Goma est exposé à une insécurité grandissante, suite à la circulation d’armes et la présence d’éléments du mouvement Wazalendo. Selon plusieurs acteurs de la société civile, la situation est alarmante. « La recrudescence de la violence dans notre ville ne peut plus être ignorée. Les personnes armées circulent impunément, et la population vit dans une peur constante », déclare Alphonse Bidzwa, un membre actif d’un mouvement citoyen.

Cette spirale de violences et d’attaques surprises menace non seulement la sécurité des habitants mais aussi l’image de Goma, autrefois perçue comme une destination touristique prisée. Les autorités locales sont interpellées sur l’urgence de mettre en œuvre des mesures efficaces pour restaurer la sécurité et la confiance des citoyens.

Alors que la tension monte et que les cas de violences s’accumulent, il devient impératif pour le gouvernement et les forces de sécurité d’agir avec promptitude. Le cas de Muisha Batenchi et Neema Musema Marie pourrait bien n’être que la partie émergée de l’iceberg d’une crise de sécurité de grande envergure si aucune solution n’est apportée pour endiguer cette vague de violence. Goma attend des réponses tangibles, et plus que jamais, le temps presse.

Emmanuel NDJADI Pascal

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