Goma : 21 blessés et 3 civils morts dans les combats entre FARDC et Wazalendo ce jeudi

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La matinée de ce jeudi a été marquée par de violents affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les éléments du mouvement Wazalendo, aux abords d’un camp de déplacés de guerre situé dans le quartier Mugunga. L’incident a débuté aux alentours de 5 heures, lorsque les FARDC ont lancé une offensive ciblant la position du colonel Innocent, également connu sous le nom de Bishashe, leader du mouvement APCLS, située sur une colline surplombant le camp de Lushagala extension.

Selon des témoins oculaires et des sources sur terrain, cette attaque a rapidement dégénéré, entraînant la mort de trois civils et provoquant des blessures chez une vingtaine d’autres, frappés par des tirs d’armes à feu et un projectile explosif qui a été lancé dans l’enceinte du camp. « J’ai vu des gens tomber autour de moi, la panique s’est imposée parmi les habitants », a déclaré Claire, une résidente de ce camp, encore sous le choc. Elle poursuit : « Nous ne sommes pas en sécurité même ici, ce qui devait être notre refuge est devenu un champ de bataille. »

À la suite de ces événements dramatiques, une certaine accalmie a été constatée dans cette partie de la ville de Goma, bien que la tension demeure palpable. Les affrontements qui ont commencé au petit matin ont forcé de nombreux habitants à fuir, engendrant un déplacement massif de populations qui craignent pour leur sécurité. « Mon mari a été touché par une balle alors qu’il essayait de nous protéger, j’implore les autorités à mettre fin à cette violence », a déclaré Marie, une mère de famille visiblement bouleversée.

Les récents troubles illustrent une fois de plus l’instabilité chronique qui frappe l’est de la République Démocratique du Congo, où les conflits entre différentes factions armées persistent, augmentant une crise humanitaire déjà préoccupante. Les camps de déplacés, qui sont censés offrir refuge, se retrouvent souvent au cœur des violences, plongeant les familles dans une détresse encore accrue.
« Nous avons déjà tout perdu et là, nous devons encore fuir. À quand espérer une vie meilleure ? », s’est exclamé un autre témoin.

Les autorités militaires et civiles sont désormais confrontées à la délicate tâche de rétablir la sécurité dans cette zone troublée, tout en veillant à l’assistance humanitaire urgente requise par la population affectée. Les yeux sont désormais tournés vers les instances compétentes pour garantir une réponse appropriée à cette escalade de violences.

Emmanuel NDJADI Pascal

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