De violents affrontements opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux combattants Wazalendo sont signalés dans la localité de Kasake, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Selon des informations locales, les combats se poursuivaient encore ce samedi matin, vers 10 h 40, autour du contrôle de cette entité située non loin de Ngungu.
Cette nouvelle flambée de violence intervient dans un contexte de changements fréquents de contrôle dans plusieurs zones du territoire de Masisi. Le 7 octobre, Radio Okapi rapportait déjà la poursuite des affrontements autour de Ngungu et du centre de Katoyi, tandis que des combats étaient signalés autour de Kasake.
Par ailleurs, vers 10 h 35 ce samedi 10 octobre, des sources locales ont signalé l’arrivée d’une compagnie de combattants de l’AFC/M23, accompagnée de deux drones kamikazes, à Kinigi, une localité située à environ trois kilomètres de Kawele, présentée comme étant sous contrôle des Wazalendo.
Selon les mêmes sources, ces mouvements pourraient annoncer une nouvelle offensive dans les prochaines heures ou les prochains jours. Cette éventualité reste toutefois une appréciation de sources locales et ne constitue pas, à ce stade, une confirmation d’une attaque imminente.
Dans la zone, plusieurs sources expriment leurs inquiétudes face à ce qu’elles décrivent comme une réaction insuffisante des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Elles appellent les autorités militaires à prendre des décisions rapides et à envisager un appui aérien pour contrer les mouvements attribués à l’AFC/M23.
Ces critiques n’ont pas pu être vérifiées indépendamment, et aucune réaction officielle des FARDC n’est disponible dans les informations consultées.
Les affrontements autour de Kasake et les mouvements signalés à Kinigi s’inscrivent dans une séquence de combats récurrents dans les groupements d’Ufamandu et de Kibabi. Le 8 octobre, les Wazalendo avaient revendiqué la reprise de Kasake et Shovu, dans Ufamandu, ainsi que de Kawele et Nyakigano, dans Kibabi. Ces revendications avaient été relayées par plusieurs médias, sans que le contrôle de toutes ces localités puisse être établi de manière indépendante.
À Masisi, la situation demeure donc instable, avec des affrontements et des mouvements militaires susceptibles de modifier rapidement le contrôle du terrain. Les conséquences pour les populations civiles restent une préoccupation majeure.
Assumani Mukendi Abdoul

