Sud-kivu/Kalonge : Exécution d’un agent de la Caritas Bukavu par les Wazalendo

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Un nouvel acte tragique s’est produit jeudi dans la matinée dans le territoire de Kalonge au Sud-Kivu. Un agent de la Caritas Bukavu, Dieudonné Barondezi, a été abattu par des membres du groupe armé Wazalendo, exacerbant ainsi les inquiétudes quant à la sécurité des populations locales.

L’incident, survenu aux alentours de 7 heures, a révélé la brutalité des affrontements entre les groupes armés et les civils. Selon des témoins, Dieudonné Barondezi, fils du secrétaire de la paroisse de Kalonge, circulait à moto en direction de Caminunu lorsqu’il a été intercepté et exécuté à bout portant près de Cholobera. « Il a été conduit à l’hôpital général de Cifunzi, mais n’a pas survécu à ses blessures, » ont déclaré des sources locales.

Les circonstances entourant ce meurtre soulignent la vulnérabilité des acteurs humanitaires dans la province. Barondezi tentait d’intervenir en faveur des femmes qui avaient été arrêtées à une barrière improvisée par les Wazalendo, alors qu’elles se rendaient à une réunion cruciale ou à l’hôpital pour y voir des malades. Comme l’a rapporté un résident : « Il se dévouait pour aider les plus démunies, et c’est cela qui lui a coûté la vie.« 

L’horreur de cet acte a suscité des réactions indignées au sein de la société civile de Kalehe. Un porte-parole a déclaré : « Il est impératif que des procès pédagogiques soient organisés pour juger les responsables de ces atrocités. » Cette demande de justice affirme un désir croissant de rendre compte des violences incessantes qui frappent la cette partie du sudkivu.

Le mouvement citoyen Observatoire des Actions Parlementaires et Gouvernementales (OBAPG/RDC) a également exprimé son indignation dans une lettre datée du 3 septembre. « Les habitants de cette province subissent des traitements inhumains et sont privés de leur liberté de circulation en raison de ces barrières illégales, » a-t-on lu dans le document.

Les témoignages d’habitants des villages de Kalonge, notamment à Fendula et Cifunzi, révèlent un climat de terreur où les voyageurs sont systématiquement extorqués par des FARDC qui les contraignent de payer entre 500 et 1000 fc pour traverser des points de contrôle illégaux.

Cet assassinat tragique de Dieudonné Barondezi illustre la dégradation alarmante de la sécurité dans le territoire de Kalonge et appelle à une réaction urgente de la part des autorités locales et des organismes internationaux. La lutte pour la justice et la protection des droits fondamentaux des citoyens reste un défi majeur dans cette région déjà éprouvée par des années de conflits. La nécessité d’une action concertée pour restaurer la paix et la dignité humaine est plus pressante que jamais.

Emmanuel NDJADI pascal

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