Les États parties à la Cour pénale internationale (CPI) ont décidé, ce vendredi 24 juillet, de destituer le procureur Karim Khan, visé par des accusations de harcèlement sexuel. La décision a été prise lors d’une session extraordinaire tenue au siège des Nations unies à New York.
Selon les résultats du vote, 82 des 125 États membres de la CPI se sont prononcés en faveur de sa destitution. Treize États ont voté contre, tandis que quinze autres se sont abstenus.
Cette décision met un terme au mandat de Karim Khan, qui dirigeait le Bureau du procureur de la CPI depuis 2021.
Elle intervient après plusieurs mois de controverses liées aux accusations portées contre le magistrat britannique, lesquelles ont suscité de vives réactions au sein de la communauté internationale et parmi les organisations de défense des droits humains.
La destitution de Karim Khan ouvre une nouvelle phase pour la Cour pénale internationale, engagée dans plusieurs enquêtes portant sur des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des génocides à travers le monde. Les États parties devront désormais enclencher le processus de désignation d’un nouveau procureur afin d’assurer la continuité des activités de l’institution.
Cette décision est inédite dans l’histoire récente de la CPI et intervient dans un contexte où la Cour est confrontée à d’importants défis liés à son fonctionnement, à son indépendance et à sa crédibilité sur la scène internationale.
Martin Lunyengu

