MANIEMA : Des déplacés du Nord-Kivu et du Sud-Kivu abandonnés depuis février, la société civile LUBUTU lance un cri d’alarme

Articles les plus lus

Installés dans le territoire de Lubutu après avoir fui l’insécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, des centaines de déplacés internes vivent sans assistance depuis le mois de février 2026. La société civile Forces vives de Lubutu appelle le gouvernement et les partenaires humanitaires à une intervention urgente.

La société civile Forces vives de Lubutu tire la sonnette d’alarme sur les conditions de vie des déplacés internes accueillis dans ce territoire de la province du Maniema.

Joint au téléphone par la rédaction de kinpressactu.cd ce lundi 20 juillet 2026, son président, Jean-Pierre Mutoro Mumbere, déplore l’absence d’assistance en faveur de ces familles déplacées depuis leur arrivée en février dernier.

« Depuis leur arrivée, ces déplacés n’ont reçu aucune assistance. Leurs conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles. Nous demandons au gouvernement et aux organisations humanitaires d’intervenir rapidement pour leur venir en aide », a déclaré Jean-Pierre Mutoro Mumbere.»

Au-delà de la situation humanitaire, le président de la société civile s’est également prononcé sur les dispositions prises par les autorités locales pour prévenir une éventuelle propagation de la maladie à virus Ebola, après les cas signalés dans les provinces voisines de la Tshopo et de l’Ituri.

S’il salue les mesures arrêtées par l’administrateur du territoire de Lubutu, Jean-Pierre Mutoro Mumbere estime que ces efforts doivent être soutenus par le gouvernement provincial.

« Les décisions prises par l’administrateur vont dans le bon sens. Mais le gouvernement provincial doit renforcer les moyens matériels afin de permettre une riposte efficace si la maladie atteignait notre territoire », a-t-il plaidé.

La société civile espère que cet appel sera entendu afin d’apporter une réponse rapide aussi bien à la situation des déplacés qu’aux besoins liés à la prévention de l’épidémie d’Ebola dans le territoire de Lubutu.

Emmanuel NDJADI Pascal

A LIRE AUSSI